Restauration : une polémique inutile.

Texte de notre 31è tribune pour le VIVRE A ETRECHY n° 26 du mois de mars 2011.

Une fois de plus M. le Maire profite de l’éditorial de «Vivre à Etréchy» pour chercher querelle à
l’opposition accusée de ne pas avoir voté les nouveaux tarifs de la restauration scolaire suite à
l’introduction du « bio » dans les repas servis à compter du 1er janvier.
Plutôt que de s’en tenir à l’essentiel, c’est-à-dire le choix du bio, il créé volontairement la polémique
en voulant faire croire qu’il y a une contradiction entre notre engagement pour le bio et notre refus
de voir l’impact financier répercuté partiellement sur les familles.
Or, il n’en est rien : oui nous avons oeuvré pour que l’idée du bio s’impose enfin, mais à la différence
de la majorité municipale, nous pensons qu’il n’est ni nécessaire, ni urgent de se précipiter sur une
hausse tarifaire en cours d’année sans avoir un peu de recul sur la qualité de la prestation (d’autant
qu’elle ne concerne que les légumes). L’objectif aurait pu être plus ambitieux en incluant au moins
les fruits.
Voilà la position que nous avons défendue en Conseil municipal. C’est une différence d’approche
certes, mais qui n’autorise pas le Maire à nous faire une leçon sur notre manque de constance dans
nos convictions, lui qui, il y a six mois encore, ne voulait absolument pas entendre parler de produits
bio.
Pour rester aimable, nous dirons qu’il fait preuve de pragmatisme et surtout d’une belle faculté
d’adaptation ! On aurait aimé qu’il fasse preuve d’exactitude aussi, or, trop occupé à faire la
promotion d’une idée qui n’est pas la sienne, il en oublie que le Conseil municipal auquel il se réfère ne s’est pas tenu le 28 février mais un mois plus tôt…

Permanence : 12 mars, 9 avril de 9h à 11h, en Mairie.

Elections cantonales (modifications des couloirs aériens, RN 20).

Texte de notre 30è tribune pour le VIVRE A ETRECHY du mois de février 2011.

CANTONALES : POUR UN POSITIONNEMENT CLAIR ET DES ENGAGEMENTS FORTS
Les élections cantonales de mars prochain se profilent, les dernières selon la formule actuelle, avant
que la réforme territoriale ne vienne bouleverser la donne en 2014 avec l’arrivée du
Conseiller territorial.
Malgré ce mandat raccourci à 3 ans, il sera intéressant d’entendre les candidats se positionner
notamment sur les préoccupations environnementales de notre canton qui rejoignent souvent celles
du Sud Essonne. Deux dossiers récurrents sont sur la table : la saturation de la RN20 et le
déplacement d’un couloir aérien d’accès à Orly proposé par la DGAC. Sur ce dernier point et en
dépit de l’avis défavorable de l’autorité de contrôle des nuisances aériennes, le gouvernement n’a
visiblement pas renoncé à son projet nuisible. Lors de la séance à l’Assemblée nationale consacrée
aux questions au gouvernement le 22 décembre, le nouveau Secrétaire d’Etat aux transports, M.
Mariani, a eu l’occasion récemment de redire le bien fondé de cette réorganisation de l’espace
aérien. On aurait donc tort de croire le danger écarté, bien au contraire, il est plus que jamais présent.
Quant à la RN20, les réunions publiques de sensibilisation organisées avec l’association A10 gratuite
ont été des réunions importantes et utiles mais le problème reste entier : trafic saturé, dangerosité dû
à l’effet conjugué de l’étroitesse des voies et du flot de camions en transit sur cet axe sans parler de
l’inadaptation des accès.
Certes, tout ne dépend pas du Département mais sa position est essentielle. Nous serons donc très
attentifs aux propositions concrètes qui seront faites et aux engagements qui seront pris.

Permanence : 12 février, 12 mars de 9h à 11h, en Mairie.

Ile de France : La galère des transports

Texte de notre 29è tribune pour le VIVRE A ETRECHY du mois de janvier 2011.

Les intempéries de décembre ont déclenché une polémique sur le manque d’anticipation des
pouvoirs publics pour éviter la pagaille d’une circulation paralysée par quelques centimètres de
neige.
Certes, on peut toujours débattre à l’infini pour rechercher qui aurait dû faire quoi et comment. Mais
cette polémique masque en réalité la véritable difficulté qui est l’inadaptation des transports. Chaque
jour ou presque, le réseau francilien est à la limite de l’asphyxie. Pas étonnant donc que le moindre
aléa climatique vienne tout désorganiser. C’est le résultat de plus de 20 ans d’inaction : alors que la
population de la Grande couronne connaissait une augmentation sans précédent, les réseaux routier
et ferré sont quasiment restés les mêmes !
Pour le Sud Essonne, les usagers n’ont le choix qu’entre une RN 20 inadaptée, dangereuse,
encombrée de poids lourds en transit et le RER C dont la fiabilité n’est pas le point fort.
Alors même que ce constat est largement partagé, l’Etat et la Région s’affrontent aujourd’hui à coup
de milliards sur deux projets concurrents : le Grand Paris et l’Arc Francilien, une réflexion
stratégique intéressante mais bien tardive qui ignore les territoires périphériques pourtant les plus
concernés par cette problématique des transports.
Se mobiliser au plan politique comme au plan citoyen reste encore une fois le meilleur moyen d’être
entendu. Sans attendre, nous devons également appuyer le combat de l’association A 10 gratuite
pour désencombrer la RN 20 des camions et, surtout, convaincre le Conseil général qu’il ne s’agit
pas là d’un combat secondaire mais d’un enjeu de sécurité routière qui concerne des milliers
d’Essonniens.

Bonne et heureuse année 2011 porteuse d’heureux moments !

Permanence : 12 février de 9h à 11h, en Mairie.

Couloirs aériens : attention danger

Texte de notre 28è tribune pour le VIVRE A ETRECHY du mois de décembre.

Le 13 novembre, le Sud-Essonne s’était donné rendez-vous à St Jean de Beauregard pour manifester
son hostilité au projet de la DGAC (Direction Générale de l’Avion Civile) de faire glisser vers le Sud
un des couloirs d’atterrissage à l’aéroport d’Orly.
Elus, citoyens et associations sont venus dire leur colère face à un projet qui ose se référer au
Grenelle de l’environnement pour déplacer les nuisances aériennes alors qu’il augmente le parcours
d’atterrissage de 15 km supplémentaires !
Enfermés dans leurs certitudes, la DGAC et l’Etat refusent obstinément d’examiner l’alternative
présentée par le Parc Naturel Régional du Gâtinais qui a pourtant l’avantage de diminuer les
nuisances des populations aujourd’hui survolées sans en affecter d’autres. A quoi servent dans ces
conditions les prétendues instances de concertation mises en place ?
Seule une mobilisation forte peut encore influer sur la décision finale. C’est déjà ce que nous
écrivions dans une précédente tribune en juillet dernier…
Etréchy étant particulièrement concernée par les nouvelles trajectoires et les nuisances qui en
découleront, notre devoir est d’inviter la population à s’informer, à se mobiliser et à participer à
toutes les initiatives qui seront prises pour s’opposer à la mise en place de ce couloir. L’enjeu est
important et l’urgence est là. Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de chances d’aboutir.
C’est le message que nous avons entendu à St Jean de Beauregard.

Bonnes et joyeuses fêtes à toutes et à tous !

Permanence : 11 décembre, 8 janvier de 9h à 11h, en Mairie.

Un édito très politique !

Texte de notre 27è tribune pour le VIVRE A ETRECHY du mois de novembre.

Lors des rendez-vous électoraux de 2008 et 2009, M. le Maire affirmait son absence de marquage
politique… Les choses ont semble-t-il bien évolué depuis puisqu’il n’hésite pas à signer dans le
dernier «Vivre à Etréchy» un édito très politique et très partisan.
C’est d’abord une condamnation en règle de la politique départementale jugée trop dépensière et
génératrice d’une augmentation des impôts alors qu’il se plaît, une fois de plus, à souligner la
sagesse d’Etréchy en la matière. Ainsi, il y aurait d’un côté les vertueux, et de l’autre les vilains
dépensiers ? Faut-il se fier à cette présentation simpliste ?
Non, car chacun sait que le désengagement de l’Etat pèse lourdement sur les finances des
départements et ce, quelque soit leur couleur politique. Il faut aussi pour être juste se rappeler que les
départements, comme celui de l’Essonne, aident régulièrement les communes dans le financement de
leurs projets, qui souvent sans cet apport ne verraient pas le jour.
Quant à la légendaire stabilité des impôts à Etréchy, il convient là encore de relativiser car elle
résulte surtout de l’absence de projets d’envergure dans notre commune.
Voilà quelques éléments à verser au débat mais qui ne doivent pas faire oublier l’essentiel, à savoir
qu’une réforme de la fiscalité locale est plus que jamais nécessaire, une réforme ambitieuse pour
rénover enfin un système archaïque et injuste : comment peut-on admettre qu’aujourd’hui encore les
impôts locaux soient calculés sur des valeurs locatives fixées en 1970 ?

Permanence : 20 novembre, 11 décembre, de 9h à 11h, en Mairie.

La restauration communale.

Texte de notre 26è tribune pour le VIVRE A ETRECHY n° 21 d’octobre 2010.

Il y a quelques mois seulement, l’idée d’intégrer les produits bios dans nos cantines ne faisait pas
recette ! Nous étions alors les seuls en Commission scolaire et dans les Conseils municipaux à faire
cette proposition dans l’indifférence générale, nos décideurs la considérant sans intérêt.
Est-ce un effet mode ou une soudaine prise de conscience ? Voilà qu’à la rentrée on nous annonce
25% de produits bio dans le futur marché de la restauration qui doit être renouvelé par la commune
d’ici la fin de l’année. L’évolution est remarquable, même s’il convient de se méfier des effets
d’annonce tant que les choses ne sont pas définitives, actées et parfaitement connues…
Espérons que cette démarche soit sérieuse, exigeante sur les approvisionnements locaux, les labels
bios et l’éthique environnementale. Alors oui, dans ce cas nous serons les premiers à nous réjouir de
ce changement de cap, à nous satisfaire que la qualité des repas servis à nos enfants et nos aînés en
soit améliorée. N’oublions pas que les enjeux sont importants, l’agriculture et l’élevage bio étant
reconnus pour préserver le sol, l’eau et la biodiversité.

Permanence : 9 octobre, 20 novembre, de 9h à 11h, en Mairie.

Le personnel communal dans le collimateur ?

Texte de notre 23è tribune pour le VIVRE A ETRECHY n°20 du mois de septembre 2010.

Cet été, nos responsables locaux ont adopté ces vieilles astuces qui consistent à
examiner les dossiers qui fâchent en pleine période de vacances, afin qu’ils passent
inaperçus.
Ainsi, le 9 juillet, le Conseil municipal a été réuni avec, à l’ordre du jour, le régime
indemnitaire des agents communaux. Pourquoi un tel empressement, s’agissait-il de
reconnaître leur mérite ? Pas du tout, il convenait en toute discrétion et sans le
moindre débat, de procéder à la réécriture de la délibération permettant d’amputer le
régime indemnitaire des fonctionnaires territoriaux d’Etréchy en cas de maladie, une
disposition ancienne soudainement devenue inapplicable, la faute paraît-il à un
empilement de textes qu’on n’avait pas vu venir… C’est vrai qu’on y voit beaucoup
plus clair en juillet ! Reconnaissons que la ficelle est grosse et l’argumentaire peu
convaincant.
Quelques jours plus tard, le Maire décidemment très pointilleux sur le personnel, les
textes et leur application, récidive, se croyant autorisé à radier un agent communal
pour abandon de poste. La procédure n’ayant pas été respectée, le Maire a été
contraint, dans les jours qui ont suivi, de faire machine arrière.
Voilà donc le triste spectacle auquel ont assisté ceux d’entre nous qui n’avaient pas la
chance d’être en vacances…Maladresse, opportunisme, manque d’inspiration, chacun
pourra se faire son opinion. Sans porter de jugement hâtif sur le fond, remarquons
simplement que la manière utilisée ne peut que laisser perplexe.

Permanence : 11 septembre, 9 octobre, de 9h à 11h, en Mairie.

Couloirs aériens, mobilisons-nous

Texte de notre 24è tribune pour le VIVRE A ETRECHY du mois de juillet-aout 2010.

La menace du déplacement d’un couloir aérien d’accès à Orly se précise. Au prétexte
d’appliquer le Grenelle de l’Environnement, la Direction Générale de l’Aviation
Civile envisage de relever les trajectoires d’atterrissage des avions en provenance du
Sud-Est avec pour conséquence un glissement de ce couloir d’arrivée vers le Sud
Essonne et notamment Etréchy. L’avis favorable émis par la commission d’enquête
courant avril a de quoi inquiéter, même si la mise en place effective de cette nouvelle
procédure a été reportée au printemps 2011.
En décembre dernier, une motion en Conseil municipal avait été logiquement adoptée
à l’unanimité pour s’opposer à ce projet qui exposera de nouvelles populations dont
celle d’Etréchy à d’importantes nuisances sonores, un projet jugé contestable voire
inutile au plan technique par les spécialistes eux-mêmes.
Aujourd’hui, nous regrettons la passivité de nos responsables sur ce dossier. Ainsi, le
17 mai, alors qu’un grand nombre d’élus du secteur se sont retrouvés à Etampes pour
dénoncer l’absence de concertation, la ville d’Etréchy n’était pas représentée. Cette
absence reflète malheureusement le manque d’implication de la municipalité qui, là
encore et comme souvent, se contente du «service minimum». Pourtant il n’y a plus de
temps à perdre, c’est maintenant qu’il faut agir. La défense de notre cadre de vie est à
ce prix. Demain il sera trop tard !
Rejoignons les élus qui n’ont pas renoncé car seule une mobilisation citoyenne forte,
venant en appui de leur action, peut encore nous permettre d’influer sur le choix final
du faisceau d’atterrissage.
Etréchy, ensemble et solidaires souhaite à tous de profiter pleinement de la période
estivale et de partager d’agréables moments de détente.

Permanence : 17 juillet et 11 septembre de 9h à 11h en Mairie

Un « petit » plan de circulation.

Texte de notre 23è tribune pour le VIVRE A ETRECHY n°18 du mois de juin 2010.

Le 5 mai, la municipalité avait convié la population à une réunion publique pour
découvrir le nouveau plan de circulation d’Etréchy.
Au-delà de l’opération de communication plutôt réussie, les observateurs attentifs
auront eu du mal à trouver dans cette présentation de réels motifs de satisfaction. Ceux
qui espéraient une véritable réflexion d’ensemble sur la circulation et le stationnement
n’ont pu être que déçus. Ce ne sont pas quelques jardinières supplémentaires, quelques
panneaux modifiés ou un peu plus de peinture routière qui vont suffire à donner de la
cohérence et à sécuriser les déplacements dans notre ville.
Même si ponctuellement certains des aménagements proposés peuvent avoir de
l’intérêt, la démarche apparaît peu rationnelle et très approximative : on propose des
solutions avant même d’avoir effectué le diagnostic, analysé les contraintes, défini les
objectifs. En un mot, on fait passer la charrue avant les boeufs !
Le résultat souffrira forcément de ce manque de méthode et il faudra se contenter d’un
petit plan de circulation agrémenté par 2 ou 3 idées aussi originales qu’inquiétantes,
par exemple la réalisation d’une liaison verte destinée à relier (plus tard) Etréchy à
Fontaineliveau par la RN20 (!) ou encore l’extension annoncée du parking de la gare
côté Vintué : quelques places supplémentaires qui ne vont pas faciliter la circulation
dans un secteur déjà difficile.
Et pour la prise en compte du handicap, c’est-à-dire la mise en accessibilité de la
voirie et des espaces publics (c’est pourtant une obligation légale), il faudra attendre
encore un peu, il paraît que c’est la Communauté de Communes qui s’en occupe…
Etréchy, ensemble et solidaires souhaite pleine réussite à ceux qui entrent dans la
période des examens, et, à tous, un bel et bon été.

Permanence : 12 juin de 9h à 11h en Mairie.

Ordures ménagères: vers une redevance incitative ?

Texte de notre 22è tribune pour le VIVRE A ETRECHY du mois de mai.

La nécessité de réduire la production de déchets ménagers s’impose comme une
évidence dans notre société de consommation.
Pour aboutir à cette réduction, des systèmes de tri sélectif ont été imaginés par les
collectivités locales depuis une vingtaine d’années pour diminuer le volume des
ordures et permettre le recyclage des matériaux. Mais la limite de la démarche est
qu’elle repose sur la bonne volonté des ménages. C’est la raison pour laquelle, dans le
prolongement du 1er « Grenelle de l’Environnement », certaines collectivités veulent
aujourd’hui aller plus loin et remplacer la taxe d’enlèvement des O.M par une
« redevance incitative ». L’idée est de faire payer l’usager non plus en fonction de la
valeur foncière de son bien mais en fonction de sa production réelle de déchets
ménagers, bref de le responsabiliser en lui facturant uniquement le coût du service
rendu.
Pour trouver une illustration locale, inutile d’aller très loin puisque des communes
comme Brières les Scellés ou Morigny-Champigny mettront en oeuvre ce dispositif
dès le 1er janvier 2011.
Mais à Etréchy où tout avance lentement, on est bien loin de toutes ces considérations,
la commune n’ayant toujours pas jugé opportun de doter les foyers de conteneurs pour
la collecte des ordures ! Le retard est là, indiscutable… Oui, il est grand temps de
réagir ! Et même si la redevance incitative n’est pas le système parfait, c’est, à notre
avis, une occasion à saisir pour repenser enfin la collecte de nos déchets, améliorer la
qualité du service proposé à la population et inciter vraiment au tri sélectif.

Permanence : 15 mai de 9h à 11h en Mairie.