Voeux 2012 : un site et puis c’est tout …

Notre 41è tribune dans « Vivre à Etréchy » n° 36 de février 2012

Ceux qui ont assisté à la cérémonie des vœux le 6 janvier dernier n’auront pas appris grand-chose…
L’annonce de la création d’un site pour la ville a été le seul temps fort. Enfin ! Etréchy a un site.
Mieux vaut tard que jamais, souhaitons seulement qu’il ne soit pas qu’un outil de promotion et qu’il
remplisse sa fonction d’informations au service de la population.
Pour le reste, on retiendra l’absence d’annonces et de perspectives ainsi que pas mal d’incohérences :
alors que les dotations de l’Etat baissent et que le budget s’annonce difficile, on persiste dans une
chasse coûteuse aux mauvaises odeurs de la station d’épuration, on s’entête à mettre l’effort
d’investissement sur la voirie dont on sait qu’il est un secteur de plus en plus mal subventionné. Le
Maire lui-même l’a reconnu implicitement en indiquant que la Commune était passée à côté de
400.000€ de subventions (DETR) faute de crédits. Ce ne sont là que quelques exemples parmi
d’autres.
Quant à la Communauté de Communes, elle a beau être exemplaire comme se plaît à le souligner
son Président, elle n’échappe pas en ce début d’année 2012 à cette contradiction majeure qui
consiste à prétendre vouloir protéger les bonnes terres agricoles du plateau de Mauchamps contre
l’un des tracés possibles de la future ligne à grande vitesse Paris Orléans Clermont-Ferrand Lyon
alors qu’elle soutient à fond le projet d’extension de la base logistique d’Intermarché qui va sacrifier
50 ha de ces mêmes terres ! C’est difficile de faire à ce point le grand écart même si on comprend
bien l’empressement de la Communauté à bénéficier des rentrées fiscales et des emplois qu’on lui
promet.

Permanence : 17 février de 9h à 11h, en Mairie.

S’entendre sur l’essentiel

Notre 40ème tribune dans « Vivre à Etréchy » n° 35 de janvier 2012.

Une nouvelle année commence, c’est le bon moment pour vous souhaiter à toutes et à
tous nos vœux de santé, de bonheur et de réussite, l’occasion aussi de vous faire part
de notre réflexion.
A l’heure où les utopies de droite et de gauche s’estompent, où la crise inquiète, où les
repères disparaissent, nous avons plus que jamais besoin que la parole politique
retrouve du sens et de la crédibilité, au plan national comme au plan local. Pourquoi
dans ces conditions s’acharner à entretenir des clivages infondés sur des sujets qui
devraient nous rassembler ?
Ainsi pour prendre un exemple concret, lorsque nous avons proposé d’inscrire à
l’ordre du jour du Conseil Municipal du 18 décembre dernier la dangerosité de la RN
20 et la participation de la Commune à l’action juridique contre la modification des
couloirs aériens, pourquoi M. le Maire n’a-t-il pas saisi cette occasion de
rassemblement dans l’intérêt d’Etréchy et de sa population ? Etait-ce moins nécessaire
ou moins pertinent que lorsqu’il a lui-même appeler à mobiliser des fonds
communaux (1.500 €) contre les camions de la société SFDM à Cerny ?
Pour notre part, nous souhaitons que le bon sens l’emporte sur le sectarisme et le parti
pris. Au-delà de nos différences légitimes, faisons preuve de sagesse et de
pragmatisme lorsque le bien commun est en jeu.
Michel Gleyze, Sylvie Richard, Cécile Jubin, Jean-Claude Bernard, Olivier Hervoir,
Catherine Damon, Conseillers municipaux de la liste «ETRECHY, ENSEMBLE ET
SOLIDAIRES».

Des taxes, encore des taxes

Notre 39è tribune dans « Vivre à Etréchy » n° 34 de décembre 2011.

Elles sont arrivées, la taxe d’habitation en retard suivie de près par la taxe foncière,toutes les deux payables avant le 15 décembre. Joli cadeau de Noël ?
Sans qu’Etréchy n’ait modifié ses taux, la facture s’est alourdie avec une
augmentation de la valeur locative de 2%. Ce n’est pas rien en ces temps de baisse du
pouvoir d’achat !

Autre mauvaise surprise, nous sommes désormais mis à contribution pour le Grand
Paris, un petit montant certes mais qui a plus que doublé entre 2010 et 2011. Au-delà
du chiffre, c’est le principe même qui interpelle : comment nous demander de
participer au financement d’un projet dont nous sommes, dans le Sud Essonne, les
grands oubliés notamment pour les infrastructures de transport ?

Faut-il le rappeler, un impôt doit, pour être compris et accepté, être juste, or ce n’est
pas le cas ici. Ce n’est pas le cas non plus pour la taxe sur l’électricité, inscrite à
l’ordre du jour du Conseil du 21 octobre : un vieil impôt, qui, même revu et corrigé,
présente l’inconvénient de peser avant tout sur les ménages modestes contraints au
chauffage électrique.

Notre groupe a plaidé, sans succès, pour la disparition de cette taxe (ce qui a été fait
dans certaines Communes) ou pour l’atténuer, voire la remplacer si l’on tient à
conserver la recette fiscale correspondante. Souhaitons que la majorité municipale
prenne le temps d’y réfléchir comme elle s’y est engagée. Souhaitons surtout qu’une
véritable réforme de la fiscalité locale vienne remédier à l’injustice et l’incohérence de
ces vieux impôts locaux reposant sur des bases obsolètes et redonner de la lisibilité à
l’ensemble.

Vers des partis politiques moins influents ?

Notre 38ème tribune dans « Vivre à Etréchy » n° 33 de novembre 2011

Qu’on le veuille ou non, notre vie politique s’articule largement autour des partis. Difficile donc d’exister en dehors de ces machines de guerre organisées, structurées et bénéficiant des financements publics.
Pourtant, deux évènements récents sont venus quelque peu remettre en cause cette réalité.

Tout d’abord, les élections sénatoriales ont fait apparaître une multiplication de candidatures dissidentes comme si finalement les grands partis peinaient désormais à imposer leur logique d’appareils faite de luttes d’influences, de règlements de comptes et d’arbitrages venus d’en haut.

Ensuite, les primaires citoyennes et leur succès populaire ont montré que les partis avec leur base militante étroite n’étaient plus qualifiés pour désigner le candidat à l’élection présidentielle. Les débats ont été très suivis et la population que l’on dit volontiers lassée de la chose politique s’est sentie concernée rendant ainsi le principe des primaires incontournable à l’avenir pour la droite comme pour la gauche. Un pas a, semble-t-il, été franchi vers une démocratie d’opinion venue remplacer le petit périmètre de la démocratie des partis.

Sans doute faut-il se garder de conclusions hâtives et trop positives, l’effet médiatique ayant joué pleinement, mais on a quand même envie d’y voir un souffle démocratique nouveau, loin des dogmes des partis et des clivages qu’ils entretiennent trop souvent pour conserver le pouvoir.

Permanence : 26 novembre, 10 décembre de 9h à 11h, en Mairie.

L’extension de la base logistique Intermarché de Mauchamps

Notre 36ème tribune dans « Vivre à Etréchy » n° 31 de septembre 2011

Le 20 mai dernier, une rencontre a eu lieu entre une délégation d’élus locaux et des
responsables de la Région Ile de France pour lever les blocages qui empêchaient
jusque là l’extension de la base Intermarché, laquelle passerait de 10 à 60 hectares.
C’est le document d’urbanisme en vigueur qui pose problème. Sera-t-il modifié
comme l’espèrent ceux qui ont fait le déplacement à Paris, à savoir la Communauté de
Communes «Entre Juine et Renarde», celle de l’Arpajonnais, sans oublier le
Département de l’Essonne ?

Toute la question est là, et reconnaissons qu’elle n’est pas facile à trancher. D’un côté
l’intérêt du développement économique est à prendre en considération avec créations
d’emplois et retombées fiscales attendues. De l’autre, les arguments environnementaux
sont bien réels : disparition de 50 ha de bonnes terres agricoles, gestion problématique
des eaux pluviales liée à l’imperméabilisation de surfaces importantes, fort impact
visuel sur le paysage du plateau en limite du PNR du Gâtinais, inévitable
accroissement des difficultés de circulation sur une RN 20 déjà saturée.

Notre propos n’est pas de dire quel devra être au final l’arbitrage de la Région, tout
juste peut-on souhaiter qu’elle prenne le temps de faire une véritable analyse
avantages/inconvénients, de messurer sereinement les impacts environnementaux
associés et voir s’ils sont compatibles avec les objectifs qu’elle s’est fixés dans ce
domaine. Quant aux collectivités pressées de voir aboutir ce dossier, elles peuvent
d’ores et déjà anticiper les effets négatifs. C’est notamment le cas du Département qui
pourrait d’abord concrétiser ses bonnes intentions de réduction du trafic routier de
poids lourds avant de proposer d’en déverser d’autres sur cet axe dangereux.

Permanence : 10 septembre, 15 octobre de 9h à 11h, en Mairie.

Envolée des prix sur Etréchy

Texte de notre 35ème tribune pour le VIVRE A ETRECHY n° 30 de juillet/août 2011.

Lors du conseil du 27 mai, la majorité municipale a décidé de se rendre acquéreur
d’un pavillon le long de la RN 20, précisément le dernier à la sortie Sud d’Etréchy,
direction Etampes.
Si nous pouvons partager l’objectif d’acheter ce bien immobilier pour, à terme,
entreprendre la sécurisation tant de l’accès à la N 20 qu’à Fontaineliveau, nous avons
une vraie divergence de vue avec l’équipe majoritaire s’agissant du prix : 200.000 €.
Rendez-vous compte, c’est le montant qui sera versé au propriétaire pour un bien
quasi inhabitable, non situé en zone urbaine, non raccordé au réseau d’assainissement
et qu’il faudra démolir lorsque la commune réalisera son projet !
Bref, l’empressement de la Commune et la fixation du prix sont incompréhensibles. Et
la négociation ? Inexistante ! Car enfin, il n’est pas besoin d’être un grand expert
immobilier  pour comprendre que le montant de la transaction n’a rien à voir avec la
valeur réelle du bien et que les références de prix ainsi créés seront défavorables à la
Commune lorsqu’elle voudra acheter les parcelles contiguës. Cette largesse avec les
deniers publics a de quoi surprendre et même inquiéter. Une gestion économe des
fonds publics doit être un impératif absolu et une préoccupation constante. En tout
cas, elle s’accommode mal de ces petites «fantaisies», que ce soit les 200.000 € de
cette acquisition ou encore les 800.000 € prévus pour la tour de désodorisation (de la
station d’épuration) dont on ignore tout ou presque de l’utilité et surtout de
l’efficacité.
Etréchy, ensemble et solidaires vous souhaite un bel et bon été.

Pour une autre politique de fleurissement

Texte de notre 34è tribune pour le VIVRE A ETRECHY n° 29 du juin de mai 2011.

Les petites comme les grandes villes ont compris depuis longtemps que le fleurissement correspondait à une attente de leur population. Et chacune à sa manière tente d’y répondre au mieux avec des moyens très différents.

A Etréchy aussi, il existe une volonté de fleurir la ville mais elle est à notre avis trop centrée sur le seul objectif de briller au concours des villes fleuries.

A trop vouloir décrocher à tout prix un trophée, on en oublie de fleurir tout au long de l’année. Chacun a pu constater que les parterres abandonnés aux mauvaises herbes une grande partie du temps sont mis en place très tard, trop tard, et seulement dans la perspective de concours. C’est un choix que nous n’approuvons pas, comme nous n’approuvons pas non plus le recours au tapis de fleurs achetées à l’extérieur et déroulés à la dernière minute, ou encore les suspensions, magnifiques certes, mais fournies par des prestataires. Qu’on le veuille ou non, on tombe dans la facilité et dans le «coûteux» ! Dans ces conditions à quoi servent nos serres municipales et le savoir faire de nos jardiniers ?

Produire localement et naturellement avec des plantes plus économes en eau, s’appuyer sur la créativité de notre personnel, fleurir au rythme des saisons, voilà des objectifs louables qui auraient le double avantage de s’inscrire dans une démarche de développement durable et de ménager les finances communales. Telles sont nos propositions et tant pis pour la compétition ! La manière importe au moins autant que le résultat…

Permanence : 18 juin de 9h à 11h, en Mairie.

Réfléchir avant d’agir

Texte de notre 33è tribune pour le VIVRE A ETRECHY n° 28 du mois de mai 2011.

On le sait, le Maire tient pour quantité négligeable toute intervention ou remarque de l’opposition. Dernier épisode en date : l’installation d’un système de désodorisation de la station d’épuration. Alertés par le coût annoncé du procédé technique pressenti (1 million d’euros hors subvention !), nous avions demandé des précisions sur l’étude ayant conduit à cette préconisation. Afin d’en savoir plus et de pouvoir apprécier en connaissance de cause, nous avions suggéré également que cette étude fasse l’objet une restitution en conseil municipal. Peine perdue, le Maire a estimé que le conseil municipal ne disposait pas de la compétence technique pour recevoir cette information. En un mot, circulez, il n’y a rien à voir et rien à discuter…

Et pourtant nous venons d’apprendre que les certitudes du Maire n’ont pas convaincu nos partenaires financiers (Département et Agence de l’Eau). Eux aussi sont curieux et demandent un dossier retravaillé avant de s’engager. Conclusion : la commune devra revoir sa copie et différer l’inscription budgétaire…

Notre intervention n’était donc pas aussi stupide ou anecdotique qu’on a bien voulu le dire.

Réfléchir avant d’agir, faire le choix de la meilleure solution technique et au meilleur coût, c’est quand même mieux. On se rappellera que c’est déjà cette position de bon sens que nous avions défendue sur la question de l’eau potable en plaidant notre raccordement aux syndicats des eaux voisins alors que le Maire voulait nous entraîner dans la coûteuse aventure d’une usine de pompage sur la Juine !

Un plan local d’urbanisme (PLU) bien discrèt

Texte de notre 32è tribune pour le VIVRE A ETRECHY du mois d’avril 2011.

Voici bientôt 2 ans ½ que le chantier du PLU (plan local d’urbanisme) a été ouvert à ETRECHY. Or, sur cette même période, il n’en a été question qu’une seule fois en Conseil municipal. Il s’agissait de la présentation du diagnostic avec l’amorce d’un débat plus formel que réel répondant avant tout à une obligation légale.

Par conséquent, les élus n’ont pas été en mesure de s’emparer de ce dossier majeur qui nous engage pour les 10 ans à venir en matière de constructions et de déplacements notamment. Sans minimiser le travail accompli en commission d’urbanisme, il est évident que le Conseil municipal, comme la population, sont tenus éloignés du PLU qui pourtant dessine les contours de notre ville de demain. Là où des communes n’ont pas hésité à faire appel aux outils de démocratie participative en s’appuyant sur leur site internet, nous en sommes encore à croire (ou à faire semblant) qu’un registre mis à disposition du public suffit à répondre à l’exigence de concertation pendant la procédure d’élaboration !

Quel dommage qu’à Etréchy nous ayons cette vision minimaliste de la concertation… Dans les semaines et dans les mois à venir, il est probable que nous découvrirons un dossier bouclé par le bureau d’études avec la caution de la commission d’urbanisme. Il ne nous restera plus alors qu’à discuter des points et des virgules.

Reconnaissons qu’en agissant ainsi la majorité municipale fait preuve d’une belle constance : là où il faudrait expliquer, associer, partager, elle préfère à l’évidence ne pas trop en dire.

Permanence : 9 avril de 9h à 11h, en Mairie.

Restauration : une polémique inutile.

Texte de notre 31è tribune pour le VIVRE A ETRECHY n° 26 du mois de mars 2011.

Une fois de plus M. le Maire profite de l’éditorial de «Vivre à Etréchy» pour chercher querelle à
l’opposition accusée de ne pas avoir voté les nouveaux tarifs de la restauration scolaire suite à
l’introduction du « bio » dans les repas servis à compter du 1er janvier.
Plutôt que de s’en tenir à l’essentiel, c’est-à-dire le choix du bio, il créé volontairement la polémique
en voulant faire croire qu’il y a une contradiction entre notre engagement pour le bio et notre refus
de voir l’impact financier répercuté partiellement sur les familles.
Or, il n’en est rien : oui nous avons oeuvré pour que l’idée du bio s’impose enfin, mais à la différence
de la majorité municipale, nous pensons qu’il n’est ni nécessaire, ni urgent de se précipiter sur une
hausse tarifaire en cours d’année sans avoir un peu de recul sur la qualité de la prestation (d’autant
qu’elle ne concerne que les légumes). L’objectif aurait pu être plus ambitieux en incluant au moins
les fruits.
Voilà la position que nous avons défendue en Conseil municipal. C’est une différence d’approche
certes, mais qui n’autorise pas le Maire à nous faire une leçon sur notre manque de constance dans
nos convictions, lui qui, il y a six mois encore, ne voulait absolument pas entendre parler de produits
bio.
Pour rester aimable, nous dirons qu’il fait preuve de pragmatisme et surtout d’une belle faculté
d’adaptation ! On aurait aimé qu’il fasse preuve d’exactitude aussi, or, trop occupé à faire la
promotion d’une idée qui n’est pas la sienne, il en oublie que le Conseil municipal auquel il se réfère ne s’est pas tenu le 28 février mais un mois plus tôt…

Permanence : 12 mars, 9 avril de 9h à 11h, en Mairie.