Notre 39è tribune dans « Vivre à Etréchy » n° 34 de décembre 2011.
Elles sont arrivées, la taxe d’habitation en retard suivie de près par la taxe foncière,toutes les deux payables avant le 15 décembre. Joli cadeau de Noël ?
Sans qu’Etréchy n’ait modifié ses taux, la facture s’est alourdie avec une
augmentation de la valeur locative de 2%. Ce n’est pas rien en ces temps de baisse du
pouvoir d’achat !
Autre mauvaise surprise, nous sommes désormais mis à contribution pour le Grand
Paris, un petit montant certes mais qui a plus que doublé entre 2010 et 2011. Au-delà
du chiffre, c’est le principe même qui interpelle : comment nous demander de
participer au financement d’un projet dont nous sommes, dans le Sud Essonne, les
grands oubliés notamment pour les infrastructures de transport ?
Faut-il le rappeler, un impôt doit, pour être compris et accepté, être juste, or ce n’est
pas le cas ici. Ce n’est pas le cas non plus pour la taxe sur l’électricité, inscrite à
l’ordre du jour du Conseil du 21 octobre : un vieil impôt, qui, même revu et corrigé,
présente l’inconvénient de peser avant tout sur les ménages modestes contraints au
chauffage électrique.
Notre groupe a plaidé, sans succès, pour la disparition de cette taxe (ce qui a été fait
dans certaines Communes) ou pour l’atténuer, voire la remplacer si l’on tient à
conserver la recette fiscale correspondante. Souhaitons que la majorité municipale
prenne le temps d’y réfléchir comme elle s’y est engagée. Souhaitons surtout qu’une
véritable réforme de la fiscalité locale vienne remédier à l’injustice et l’incohérence de
ces vieux impôts locaux reposant sur des bases obsolètes et redonner de la lisibilité à
l’ensemble.